M. Vergut, qui réside actuellement à Barrie, en Ontario, s’occupe des pieds et de la santé des chevaux de concours complet de l’équipe canadienne depuis très longtemps. Il a accompagné l’équipe à tous les grands Jeux durant les vingt dernières années, y compris les Jeux panaméricains, les Jeux olympiques et les Championnats du monde.

En tant que première référence de l’équipe pour l’entretien des sabots des triathloniens équins du Canada, il s’apprête maintenant à franchir un nouveau cap avec ses quatrièmes Jeux panaméricains d’affilée. Si le Canada obtient son billet pour Paris 2024, il pourra officiellement atteindre une série de douze grands Jeux sur trois cycles de quatre ans de suite.

M. Vergut a quitté son Autriche natale pour le Canada en 1993. Il s’est d’abord installé à Collingwood, en Ontario, où il a géré un magasin de ski avec son père. Il a amélioré ses capacités en anglais avant de se consacrer à sa passion pour les chevaux et le métier de maréchal-ferrant.

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Andy Vergut et Waylon Roberts à Toronto 2015
Source : Starting Gate Photography

Riche de 40 années d’expérience en maréchalerie, M. Vergut détient une expertise précieuse pour l’équipe canadienne. Il est devenu apprenti à un jeune âge et n’a depuis jamais cessé de perfectionner son art. Durant son temps libre, qui se fait plutôt rare, il aime bien travailler sur sa maison, qu’il est en train de bâtir à Parry Sound, en Ontario, et faire de la voile dans les Caraïbes durant l’hiver.

Nous avons eu la chance de discuter avec lui de son rôle de maréchal-ferrant. Son histoire démontre bien son dévouement de longue date envers la maréchalerie, ses grandes contributions à la communauté équestre et son implication dans les compétitions équestres majeures à l’international. 

Vous provenez d’une longue lignée de maréchaux-ferrants. Pouvez-vous nous en dire plus?

J’ai reçu mon arbre généalogique en cadeau il y a quelques années. Après l’avoir examiné, j’ai constaté que les générations précédant celle de mes grands-parents, vers la fin des années 1800, comptaient des maréchaux-ferrants. Ils vivaient en Europe, d’un port suisse en Autriche jusqu’au nord de l’Italie. J’ai aussi découvert que mon nom de famille vient du latin et signifie « acier pointu ».

Quand et comment avez-vous entamé votre carrière? Avez-vous toujours voulu devenir maréchal-ferrant?

Il y a 42 ans, alors que j’étais encore adolescent, je vivais avec une famille suédoise qui élevait des Standardbreds. J’étais toujours dans l’écurie et j’aimais beaucoup observer le maréchal-ferrant à l’œuvre. Ça a été l’élément déclencheur. Je suis devenu son apprenti à l’âge de 15 ans et je le suis demeuré durant 5 ans.

Quels sont les événements marquants de votre carrière? Avez-vous des chevaux préférés?

Oh wow, j’en ai plusieurs. Je les aime tous. Je ne vois pas la différence entre les chevaux olympiques et les chevaux de ferme. Ils sont pareils à mes yeux. Larissa (Bruce Mandeville) est probablement ma préférée. Nous la surnommions Iron Lady, car elle était coriace!

Un jour, je changeais ses clous et l’une des femmes qui la (Larissa) tenait a vu une abeille sur sa fesse. Elle lui a donné une claque et Larissa a foncé à l’extérieur de l’écurie. J’ai plané dans les airs (rire). Elle m’a envoyé par-dessus la clôture en plastique!

Santiago Edition 2023: Trifecta Tales – A Multitude of Major Games for Team Canada’s FarrierSource : Foothills FarmQuels sont les défis de votre métier?

Gérer mes horaires est un défi. C’est assez important et je crois que plusieurs personnes ont de la difficulté à le comprendre. Tout planifier pour les Jeux est difficile. J’ai une clientèle chez moi, donc je dois m’assurer de faire les pieds de tout le monde avant de partir.

Travaillez-vous différemment avec des chevaux de haut niveau, en particulier ceux qui participent à de grands Jeux comme les Jeux panaméricains?

Je dois rester calme. C’est très important et le vétérinaire, les physiothérapeutes et tous les autres doivent faire la même chose. Si je suis nerveux, cela peut vraiment affecter l’équipe.

Avez-vous une routine de travail durant les grands Jeux? Vous préparez-vous avec les grooms avant les Jeux?

Nous adoptons une routine dès notre arrivée. Tout se passe assez naturellement. Il y a l’inspection le matin et nous vérifions les chevaux là-bas, à moins qu’il y ait un problème ou un imprévu. Nous les examinons habituellement le matin et l’après-midi. Je travaille de concert avec le vétérinaire et les entraîneur(e)s.

Tous mes outils viennent habituellement avec le cheval. Il faut apporter ses propres outils et tout le matériel dont on a besoin. Dans les concours majeurs, tout est arrangé comme un magasin de maréchalerie.

Source : Jessica Phoenix FacebookQu’avez-vous le plus hâte de faire à Santiago? Est-ce que ces Jeux sont différents des autres auxquels vous avez participé?

C’est ma première fois à Santiago. Je suis déjà allé au Brésil, aux Jeux olympiques de Rio et à Lima, en 2019, mais c’est à peu près tout pour l’Amérique du Sud. J’espère que nous allons obtenir une première ou une deuxième place et nous qualifier pour les Jeux olympiques en équipe.

Êtes-vous familier avec les chevaux qui seront aux Jeux?

Je connais Goldie (Colleen Loach), et El Mundo (Mike Winter), qui était en Italie. Je n’ai pas encore vu les deux autres chevaux.

Avez-vous autre chose à ajouter?

Ces Jeux représenteront mes quatrièmes Jeux panaméricains. Si nous nous rendons à Paris, cela me fera 12 grands Jeux (quatre Jeux olympiques, quatre Championnats du monde, quatre Jeux panaméricains). C’est un assez gros chiffre.

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