Les quelque 3 000 athlètes du monde entier qui prennent part aux épreuves de saut d’obstacles de la Fédération équestre internationale (FEI) suivent de près leur évolution au classement Longines qui est mis à jour et publié mensuellement. En janvier 2022, Erynn Ballard (Tottenham, Ontario) n’a pas eu à scruter la liste très longtemps, car elle est apparue au 29e échelon, en tête de la cohorte féminine mondiale du sport de saut d’obstacles.

Erynn Ballard est la première athlète féminine canadienne à avoir atteint cette étape depuis la numérisation du classement Longines en 2010. Avec seulement 17 femmes au top 100, ce coup de maître constitue une grande motivation à l’aube de la saison 2022. « C’est une réalisation majeure dont je chérirai toujours le souvenir. Dans ce sport, il n’y a qu’un(e) seul gagnant(e) par jour et pour arriver au sommet, il faut cumuler les réussites durant toute une année. Ce n’est pas un évènement éphémère – c’est le résultat le plus marquant qui soit. »

La cavalière a été mise en selle dès l’âge de cinq ans. L’année suivante, elle entrait dans la carrière de compétition. À l’heure actuelle, elle est 29e au classement FEI Longines avec 1940 points. L’athlète féminine suivante est l’Étasunienne Jessica Springsteen, qui est 37e avec 1865 points, tandis que sa compatriote Laura Kraut est 38e avec 1835 points. La prochaine athlète féminine canadienne est Tiffany Foster qui figure en 40e position avec 1800 points.

Erynn Ballard Jumps to the Top!

Erynn Ballard et Nanini Van d’Abelendreef franchissent un saut à Wellington (Floride).
Source : Sportfot

Au début de 2022, Erynn Ballard a remporté deux épreuves de Grand Prix. Dans le cadre de la Equiline de 50 000 $ du Palm Beach Invitational Equestrian Center, elle était aux commandes de Nanini Van D’Abelendreef (Kannan x Heartbreaker), une Warmblood belge de neuf ans possédée en copropriété par Esperanza Imports LLC et Ilan Ferder. « J’ai décidé de nous inscrire aux divisions FEI dès le départ. Je crois que c’était la meilleure façon de démarrer puisque nous avons bien réussi », dit-elle.

La cavalière de 41 ans attribue une grande part de son récent succès à son association avec Ilan Ferder. « C’est mon cinquième hiver avec Ilan. Comme pour toute chose dans la vie, nous évoluons une étape à la fois. C’est le processus habituel du travail d’équipe. Travailler dur est toujours payant – meilleurs chevaux, meilleur entraînement, meilleurs concours et meilleurs résultats. »

Erynn Ballard, qui a fait ses débuts à la Coupe des nations 2006 du Masters tournament de Spruce Meadows, est entraîneure professionnelle au sein de l’entreprise familiale, Looking Back Farm. Aux jeunes athlètes qui l’admirent, elle rappelle qu’il faut avoir la passion des chevaux. « Ce sont les chevaux qui nous permettent d’obtenir de bons résultats. Commencez par les aimer et les comprendre et faites équipe avec eux. Par contre, on ne peut espérer remporter une épreuve à 1,40 m si on n’en a pas gagné une à 1,30 m. Entourez-vous de personnes qui croient en vous et ont les outils et les connaissances nécessaires pour vous aider à atteindre vos objectifs. »

Erynn Ballard est un bon exemple à suivre pour les cavalières de la relève dans un sport où les hommes occupent le niveau supérieur. Elle est actuellement en tête de tous les athlètes canadiens de saut d’obstacles et incidemment, on retrouve un bon nombre de femmes canadiennes avec d’excellents résultats sur l’échiquier mondial. Outre Erynn Ballard et Tiffany Foster, Amy Millar est 104e et Vanessa Mannix, 145e. Mario Deslauriers, qui détient la 63e place, est le troisième athlète du Canada au classement FEI Longines. L’excellente année d’Erynn Ballard ouvre la voie à d’autres athlètes de notre pays qui se préparent pour les Championnats du monde FEI du mois d’août au Danemark.

En ce qui concerne l’avenir, Ballard et son équipe ont un objectif assez large. Ils cherchent à acquérir de l’expérience en Europe avant de se rendre à Herning à la fin de l’été. « Je suis 29e au monde et 99 % de mes résultats ont été obtenus en Amérique du Nord. Je n’ai pas beaucoup fréquenté les sites européens », admet-elle. « Certains croient qu’il faut aller en Europe pour s’améliorer. Or ce n’est pas une obligation – on peut parfaitement progresser en restant ici! »

Erynn Ballard appuie sans réserve la Major League Show Jumping tour à laquelle elle souhaite prendre part une fois de plus en 2022 avec son équipe de six athlètes, les Diamond Devils. Si l’on en juge par ses récents succès, elle met parfaitement en application la devise de cette équipe : Nous avons un esprit gagnant et il n’y a rien que l’on ne puisse faire. 

Accéder au premier rang mondial montre bien qu’il n’y a rien qu’elle ne puisse faire. Et le Canada est là pour l’appuyer. 

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