Tout d’abord, à mon sujet, ma carrière professionnelle tourne autour du développement de l’agriculture durable et des industries équines au Canada. Après avoir obtenu mon diplôme du programme Agriculture – Option équine de l’Université de Guelph, j’ai travaillé dans un centre d’élevage de pur-sang, comme consultante dans une fabrique d’aliments à façon, comme responsable d’écurie et gestionnaire du pansage pour un athlète équestre de haut niveau. J’ai aussi travaillé à l’élaboration de politiques nationales, telles que le Programme des moutons vérifiés canadiens de la Fédération canadienne du mouton.

Ma passion est de collaborer avec le comité de développement de l’industrie équine, le comité de la santé et du bien-être et le comité des sports de race de CE afin d’améliorer le bien-être des chevaux et de promouvoir la croissance de toutes les disciplines équestres au Canada.

Je siège aussi au sein de plus de 30 groupes de travail externes représentant le secteur équin, notamment le Comité canadien de gouvernance et de restructuration du transport du bétail (co-présidente), le conseil d’administration de la Fédération canadienne de l’agriculture et le conseil d’administration du Conseil national pour les soins aux animaux d’élevage.

Maintenant, comment CE défend-elle les intérêts de notre industrie et les équidés pendant la pandémie COVID-19?

La majorité de nos publications de mobilisation, qu’elles soient publiées publiquement ou envoyées directement au gouvernement, suivent le même processus :

  1. Identifier le problème.
  2. Évaluer le problème et identifier une solution potentielle.
  3. Recueillir des informations de base, des données et des documents d’appui.
  4. Évaluer les documents et élaborer une ébauche de document.
  5. Rassembler un groupe d’experts en la matière pour une consultation sur le document par le biais de plusieurs révisions.
  6. Présenter le document pour révision par les intervenants concernés (par exemple, les OPTS).
  7. Présenter le document pour révision par le conseil d’administration de CE si nécessaire.
  8. Envoyer le document pour édition et formatage.
  9. Présenter le document pour révision finale par le personnel concerné de CE.
  10. Envoyer le document pour traduction.
  11. Publier ou envoyer le document au public concerné.

La pandémie COVID-19 présente une situation complexe avec de nombreux problèmes liés entre eux. Voici les principaux messages que nous avons réitérés dans tous les documents que nous avons produits :

  • L’industrie équestre est un important contributeur économique au développement de l’agriculture et des communautés rurales canadiennes.
  • Les chevaux, les entreprises équestres et les employés d’entreprises sont exposés à des risques en raison des répercussions financières liées aux restrictions de l’état d’urgence de la COVID-19.
  • Les entreprises équestres doivent être prises en compte dès le début de la réouverture à chaque niveau de gouvernement.
  • Il est impératif d’aborder la question de la classification des entreprises équestres et de l’éligibilité des programmes, car de nombreux programmes d’aide existants ne fonctionnent pas ou ne sont pas accessibles à de nombreuses entreprises équestres.

La distinction entre l’agriculture primaire et secondaire de l’industrie équine est au cœur des messages ci-dessus, ce qui a une incidence sur tout, de l’enregistrement des exploitations agricoles à l’accès aux programmes d’aide.

L’agriculture primaire de l’industrie équine englobe actuellement :

  • Élever
    • Élevage d’équidés actifs.
    • Fournir des services d’élevage.
    • Élevage d’équidés pour le développement.
  • Développer
    • Développer les équidés pour qu’ils aient les compétences nécessaires pour les industries secondaires.
    • Entraînement des équidés (complété par des leçons d’équitation, des séances d’entraînement et/ou le développement des chevaux de course).
    • Développer les générations futures d’équidés (par exemple, 4H, Apprendre l’équitation, Club de Poney).
  • Maintenir
    • Les soins et l’entretien quotidiens des équidés appartenant à des entreprises ou à des tiers qui sont élevés, développés ou actifs dans des industries secondaires.

En outre, l’agriculture secondaire de l’industrie équine comprend :

  • Sport et compétition
  • Loisirs et activités récréatives
  • Événements
  • Programmes publics

Une autre considération qui a un impact sur les messages clés est la façon dont les chevaux actifs et les entreprises équestres sont définis auprès du gouvernement ; ces définitions ont dû être finalisées, acceptées par de nombreux intervenants et clairement communiquées à l’avenir.

Une installation équine active est une entreprise agricole commerciale qui utilise des terres agricoles, des structures spécialement construites et des équidés actifs pour générer des revenus. Ces installations offrent un ensemble de services comprenant la reproduction, l’élevage, l’entraînement, la pension et le maintien de la santé et du bien-être des équidés actifs. Ces activités soutiennent le développement économique régional et la sensibilisation aux activités équines locales, y compris le sport et la compétition, le développement et le bien-être des jeunes et des adultes, l’utilisation thérapeutique et l’agrotourisme.

Un équidé actif est un animal de ferme spécifiquement élevé et soigné dans une installation équine active. L’utilisation spécifique de ces animaux peut inclure le développement de lignées, le sport et la compétition, le développement et le bien-être des jeunes et des adultes, l’exercice physique, l’utilisation thérapeutique et l’agrotourisme local. Les équidés actifs sont des moteurs économiques clés qui contribuent directement aux activités génératrices de revenus et apportent des avantages aux entreprises et aux communautés. Les équidés actifs exigent des soins quotidiens qui nécessitent les services de professionnels des soins aux animaux (notamment des vétérinaires et des maréchaux-ferrants) et des fournitures agricoles régulières (notamment le foin, les grains et la litière).

Un équidé actif est élevé pour être un atout précieux et utilisable tout au long de sa vie naturelle. Les équidés actifs ne sont ni élevés ni gardés pour être utilisés dans l’industrie alimentaire ou pharmaceutique. 

La clarification de ces définitions nous a permis de faire progresser les besoins de notre communauté et de définir les voies appropriées pour apporter de l’aide.

Que faisons-nous donc de ces messages et de ces définitions? Voici une répartition détaillée des principales actions que nous avons menées pour aider l’industrie équestre pendant la COVID-19. Depuis le 18 mars 2020, CE a :

  • En communication constante avec le bureau de la ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, ainsi qu’avec le ministre du Patrimoine canadien.
  • Nous avons mené un sondage recueillant des profils d’entreprises équines/équestres du 26 mars au 6 avril 2020, dont les résultats ont été à la base de notre appel de mobilisation.
    • Les résultats du sondage ont été partagés avec les bureaux des deux ministres, les ministères provinciaux concernés et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC)
  • Nous avons fait appel à Wilton Consulting Group pour l’évaluation des données par une tierce partie afin d’analyser les résultats du sondage et d’élaborer le rapport de synthèse de la réponse à COVID-19 pour les équidés actifs du Canada.
    • Ce rapport a été soumis à AAC et à la ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire.
  • Création d’un comité consultatif du secteur équin avec AAC pour examiner la proposition de CE examinant les impacts du secteur et demandant une aide COVID-19.
  • Mise en place d’un service d’affaires publiques pour aider à élargir la portée des relations gouvernementales et publiques, ainsi que la gestion des campagnes de sensibilisation.
  • Envoi de lettres à 20 députés ayant des intérêts équestres dans leur circonscription, ainsi qu’à des députés de l’opposition.
    • Contact avec plusieurs députés en raison de ces lettres pour confirmer leur soutien à l’avancement des projets.
  • Réalisation de plusieurs entrevues avec des médias, notamment CTV National News et The Globe and Mail, afin d’accroître la visibilité de ces enjeux.
  • Rencontre avec les membres du Comité des finances de la Chambre des communes et du Comité chargé de la réponse fédérale à la COVID-19.

Nous avons travaillé sans relâche sur ces initiatives et nous continuerons à le faire jusqu’à ce que nous obtenions l’aide nécessaire pour notre communauté.

Merci à tous les membres de la communauté équestre qui nous ont offert leur soutien, leurs contributions et leurs bons mots ! J’ai bon espoir que nous obtiendrons des résultats à court et à long terme pour les entreprises équines canadiennes et le secteur dans son ensemble.

Cordialement,

Kristy House
Gestionnaire du bien-être et de l’industrie

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