

Écrit par : Kristina Pazdzior, BSc, MSc
Révisé par: Dr. Priska Darani, Ph.D., PAS
Revue vétérinaire: Dr. Fran Rowe, DVM, PAS
L’équitation et le travail avec les chevaux comportent des risques inhérents, mais le danger est plus grand lorsqu’on a affaire à un cheval réactif ou imprévisible.
Pour cette raison, les propriétaires de chevaux se tournent souvent vers des suppléments calmants pour faciliter la manipulation et l’entraînement de leur animal.
Ils ont aussi recours à des remèdes calmants en cas de situation stressante comme le transport en remorque, les concours, les soins du pareur ou du maréchal-ferrant et les consultations vétérinaires.
Malgré leur popularité, les suppléments calmants figurent parmi les catégories de suppléments les moins étudiés chez les équidés. Le comportement peut être difficile à quantifier. Il s’agit donc d’un sujet complexe à étudier pour les chercheurs.
De plus, la cause profonde de la « fougue » du cheval peut être difficile à identifier. Les remèdes calmants qui donnent des résultats pour un individu donné peuvent ne pas être efficaces pour un autre animal dans des circonstances différentes.
Les suppléments contiennent souvent des ingrédients qui ont un effet calmant chez d’autres espèces, notamment les humains et les souris. En revanche, étant donné le nombre restreint d’études réalisées sur l’effet des agents calmants chez les équidés, il est difficile d’évaluer la plupart des allégations au sujet des produits destinés aux chevaux.
Il en résulte de la confusion parmi les propriétaires d’équidés. Dans une enquête récente menée auprès de propriétaires de chevaux écossais, 32 % ont déclaré ne pas savoir lequel des ingrédients contenus dans leur supplément avait un effet calmant et seulement 40 % ont affirmé avoir constaté des résultats positifs.[1]
Dans cet article, nous évaluons les mécanismes, la biodisponibilité, l’innocuité et l’efficacité de certains des ingrédients les plus populaires utilisés dans les suppléments calmants pour chevaux offerts sur le marché à l’heure actuelle. Nous classons aussi les ingrédients en fonction des éléments de preuve rapportés dans les études menées sur les équidés.